Le 21 juin 2026, sous les projecteurs de Los Angeles, la Belgique a vu ses espoirs de qualification s’effriter face à une équipe iranienne qui a su se montrer résiliente. Malgré une possession dominante et plusieurs occasions, les Rode Duivels sont repartis les mains vides, un résultat qui complique sérieusement leur accès aux huitièmes de finale.
Un match où la domination n’a pas suffi
Les Belges ont commencé la rencontre avec un pressing agressif, affichant près de 80 % de possession de balle. Dès la 3ᵉ minute, Romelu Lukaku a reçu un carton jaune pour une faute jugée trop violente, un premier avertissement qui a déjà mis sous tension le duo d’attaquants. Le coach Rudi Garcia, qui avait aligné Alexis Saelemaekers, Thomas Meunier et Nicolas Raskin dès le départ, a tenté de percer la défense iranienne avec des coups de pied arrêtés, notamment un tir puissant de Tielemans à la 45ᵉ minute qui a frôlé le poteau.
Le gardien belge Thibaut Courtois a cependant été sollicité à plusieurs reprises, réalisant un arrêt crucial à la 27ᵉ minute sur un tir de Saman Ghoddos. Malgré ces moments de brillance, aucune des occasions créées n’a trouvé le fond des filets, et le tableau de score est resté vierge jusqu’à la seconde moitié du match.
Des remplacements décisifs, mais trop tardifs
La deuxième mi-temps a vu un afflux de changements : à la 58ᵉ minute, Timothy Castagne a remplacé Thomas Meunier, tandis que Dodi Lukebakio a pris la place d’Alexis Saelemaekers. Hans Vanaken est entré à la place de Nicolas Raskin, et le milieu de terrain a rapidement été secoué par un carton rouge infligé à Nathan Ngoy à la 73ᵉ minute, réduisant la Belgique à dix hommes. Ce revirement a contraint le sélectionneur à faire entrer Arthur Theate à la place de Lukaku, un choix tactique qui n’a pas suffi à créer l’étincelle recherchée.
En outre, les Iraniens ont profité de la supériorité numérique pour intensifier leurs attaques, mais le gardien belge a continué à briller, notamment lors d’une parade décisive sur un tir de Mohammad Mohebi à la 66ᵉ minute.
Le rôle du VAR et les controverses d’arbitrage
Le système d’assistance vidéo (VAR) a joué un rôle clé pendant le match. Une décision controversée a confirmé le carton rouge de Ngoy, alors que le ballon était déjà sorti du jeu. Les supporters belges ont exprimé leur frustration, certains criant que « le VAR aurait pu sauver le match ». De l’autre côté, les Iraniens ont également bénéficié d’une décision de hors-jeu qui a annulé une occasion claire en seconde période.
Ces décisions ont alimenté le débat sur l’impact du VAR dans les tournois majeurs, rappelant les polémiques de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, où les décisions technologiques ont souvent fait la une des médias.
Réactions des supporters et du public belge
En Belgique, le match a été suivi par plus de 1,7 million de téléspectateurs, soit un taux d’audience de 80 % selon la VRT. Les fans, rassemblés à la vieille place de Leuven ou devant leurs téléviseurs, ont exprimé une déception profonde. « C’est inacceptable, on pouvait faire mieux », a déclaré un supporter local, tandis qu’un autre a ajouté : « Nous avions tant d’espoir, mais nous sommes repartis les mains vides ». Dans les bars de Marche-en-Famenne, les chants de « On met la patate » ont laissé place à un silence lourd.
Des manifestations politiques ont également ponctué le stade, avec des banderoles appelant à la fin des exécutions en Iran, rappelant que le football reste un espace de revendication sociale, même pendant les grandes compétitions.
Ce que signifie le nul pour la qualification belge
Le groupe de la Belgique comprend désormais l’Iran, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Après deux matchs, le tableau dresse la Belgique avec deux points, l’Iran également à deux points, le Japon à trois points et la Nouvelle-Zélande à zéro. La dernière rencontre contre la Nouvelle-Zélande devient donc décisive : une victoire placerait les Belges en tête, tandis qu’un match nul les laisserait dépendre du résultat du Japon contre l’Iran.
Le scénario le plus redouté pour la Belgique serait de finir troisième du groupe, ce qui les exclurait du tableau des huitièmes, à moins d’être l’une des meilleures équipes tierces, un sort qui dépendrait de la différence de buts et du fair‑play.
Analyse tactique : où la Belgique a-t-elle failli ?
Les analystes soulignent que la Belgique a manqué de créativité dans le dernier tiers du terrain. Malgré un volume élevé de passes, la plupart n’ont été que de courte distance, ne créant jamais de dépassements décisifs. L’absence d’un pivot offensif capable de relier le milieu à l’attaque a limité l’impact de Kevin De Bruyne, qui a été remplacé à la 87ᵉ minute par Matias Fernandez, sans effet notable.
De plus, la décision de retirer Lukaku, le principal point d’ancrage de l’attaque, a affaibli la capacité du collectif à jouer en profondeur. Le remplacement par Theate, plus orienté vers le pressing, n’a pas permis de créer la menace attendue, laissant les Iraniens confortablement organisés en défense.
Prochaines étapes : le duel décisif contre la Nouvelle‑Zélande
Le prochain match, prévu le 26 juin à Los Angeles, verra la Belgique affronter la Nouvelle‑Zélande. Le coach Garcia devra repenser son schéma tactique, peut‑être en replaçant Lukaku si la suspension le permet, et en renforçant le jeu en largeur avec Dodi Lukebakio et Hans Vanaken. Le soutien des supporters sera crucial, car le moral de l’équipe a clairement été affecté par la débâcle contre l’Iran.
Si la Belgique parvient à gagner, elle pourra se qualifier en tant que première du groupe ou, à défaut, compter sur les résultats du Japon‑Iran. Dans le cas contraire, la fin du parcours se profilera rapidement, rappelant les éliminations précoces de 2018 et 2022 qui ont laissé les supporters belges amers.