Le deuxième match du groupe G de la Coupe du Monde 2026 a offert aux supporters un spectacle inattendu : la Belgique, pourtant favorite, a dû jouer la majeure partie de la seconde période avec seulement dix hommes face à une Iran qui, grâce à une défense solide et à un gardien en forme, a résisté jusqu’au coup de sifflet final. Cette rencontre, marquée par des moments de tension et des opportunités manquées, soulève des questions sur la stratégie belge et les perspectives de la Team Melli.
Un départ sous tension : les compositions et les premiers échanges
Le 21 juin, le stade était plein à craquer alors que la Belgique alignait un 4‑2‑3‑1 dirigé par le Français Rudy Garcia. Thibaut Courtois était le dernier rempart, entouré de Thomas Meunier, Brandon Mechele, Nathan Ngoy et Maxim De Cuyper en défense. Au milieu, Youri Tielemans et Nicolas Raskin ont assuré la transition, tandis qu’en attaque, Romelu Lukaku était épaulé par Alexis Saelemaekers, Kevin De Bruyne et Leandro Trossard. De l’autre côté, l’Iran a opté pour un 5‑4‑1 avec Alireza Beiranvand dans les buts, Ramin Rezaeian en défense centrale et Mehdi Taremi en pointe.
Les premières minutes ont vu les Diables Rouges tenter de dominer la possession, mais l’Iran, bien organisé, a limité les espaces et contraint les Belges à se projeter sur les côtés. De Bruyne a eu la première occasion sérieuse, mais son tir a été repoussé par Beiranvand, qui a déjà montré qu’il serait la pierre angulaire du résultat.
La réduction à dix hommes : un tournant décisif
À la 28e minute de la seconde période, un carton rouge a été brandi contre le défenseur belge Brandon Mechele après une faute sur le latéral iranien. Cette expulsion a immédiatement changé la dynamique du match. La Belgique, désormais à dix, a dû réorganiser son bloc défensif, poussant De Cuyper à couvrir davantage les espaces latéraux.
Malgré ce désavantage, les Belges ont continué à pousser, notamment grâce à Lukaku qui a failli ouvrir le score d’une frappe du gauche qui a frôlé la lucarne droite de Beiranvand. Le gardien iranien a réagi avec un arrêt réflexe, soulignant son importance dans le match.
Les occasions qui ont manqué le coche
Le duel a produit plusieurs occasions de part et d’autre, mais la précision a fait défaut. De Bruyne a tenté un coup franc excentré à droite, que Beiranvand a repoussé de la main. Trossard, désigné meilleur joueur belge du jour, a vu son tir passer à quelques centimètres du cadre après un rebond imprévu. De Cuyper, qui a créé le plus d’occasions franches pour la Belgique, a vu son centre à ras de terre être dévié par le gardien iranien.
Du côté iranien, Saeed Ezatolahi a récupéré le ballon à 30 mètres du but belge, avant de tenter une frappe qui a été neutralisée par Courtois. Les Iraniens ont clairement manqué de finition, mais leur solidité défensive a maintenu le score à zéro.
Analyse tactique : pourquoi la Belgique n’a pas trouvé le chemin du but
Le système à dix hommes a forcé Garcia à passer d’un 4‑2‑3‑1 à une configuration plus compacte, avec De Cuyper jouant un rôle de latéral improvisé. Cette adaptation a limité les espaces dans la zone offensive, obligeant les attaquants à recourir à des tirs de loin, moins susceptibles de menacer Courtois. En revanche, l’Iran a exploité les larges couloirs laissés par les défenseurs belges, faisant circuler le ballon vers les ailiers Hardani et Mohebi, qui ont cherché à percer la défense réduite.
Le gardien belge, bien que critiqué parfois pour son jeu au pied, a réalisé plusieurs arrêts décisifs, notamment sur une frappe de Taremi qui aurait pu placer la Belgique en tête du groupe. Beiranvand, quant à lui, a été le héros iranien, réalisant trois arrêts clés, dont celui sur le tir de Lukaku qui a failli tout changer.
Conséquences pour le groupe G : qui se dirige vers la phase finale ?
Avec ce nul, la Belgique reste à deux points, derrière l’Espagne qui a déjà battu l’Arabie Saoudite. L’Iran, qui a également obtenu un point contre la Nouvelle‑Zélande, se trouve à égalité avec la Belgique mais possède un avantage de différence de buts grâce à ses deux buts marqués contre la Nouvelle‑Zélande. La prochaine rencontre contre l’Espagne sera décisive pour les Diables Rouges, qui doivent impérativement convertir leurs chances pour rester en lice.
Pour l’Iran, le match a confirmé la solidité de leur défense et la capacité de Beiranvand à tenir tête{\"} à des équipes de haut niveau. S’ils "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "," "}